
Rat d'égout, rat dégoût… Le rat nous inspire une aversion profonde. Cet éternel hors la loi du monde animal nous répugne, nous donne la nausée. Il incarne nos pulsions les plus violentes, les plus refoulées, celles qu'on ne peut décidément pas « avaler ». Pour la plupart d'entre nous, les rats sont un cauchemar. On abhorre tout ce qui fait du rat un rat, sans exception ni concession : son œil nécessairement mauvais, sa queue toujours trop longue, ses dents trop pointues, ses yeux trop rouges, sa morsure contagieuse…
D'additions en multiplications, deux rats deviennent vite une horde grouillante. L'équation, froide et mathématique, nous laisse tremblants. Sans autre bruit que celui de leurs incisives qui rongent et de leurs pattes qui courent sur le sol, les rats se propagent partout sur terre et y prolifèrent. Ils se faufilent dans les soutes de nos navires, se coulent dans nos trains de marchandises. Ils visitent le monde à l'œil, se jouant des pièges d'un revers de moustache, avant de poursuivre leur route.
On ne peut que reconnaître leur intelligence et leurs remarquables facultés d'adaptation. Là se situe l'ambivalence et se noue la peur, face à ces êtres aussi minuscules qu'insaisissables, aussi détestables que fascinants. Les rats sont incontrôlables, et il n'y a pas pire constat pour l'orgueil humain. Toujours chassés, jamais rattrapés, rien ne semble en mesure de les empêcher de prendre possession du monde, lorsqu'ils l'auront décidé !
D'additions en multiplications, deux rats deviennent vite une horde grouillante. L'équation, froide et mathématique, nous laisse tremblants. Sans autre bruit que celui de leurs incisives qui rongent et de leurs pattes qui courent sur le sol, les rats se propagent partout sur terre et y prolifèrent. Ils se faufilent dans les soutes de nos navires, se coulent dans nos trains de marchandises. Ils visitent le monde à l'œil, se jouant des pièges d'un revers de moustache, avant de poursuivre leur route.
On ne peut que reconnaître leur intelligence et leurs remarquables facultés d'adaptation. Là se situe l'ambivalence et se noue la peur, face à ces êtres aussi minuscules qu'insaisissables, aussi détestables que fascinants. Les rats sont incontrôlables, et il n'y a pas pire constat pour l'orgueil humain. Toujours chassés, jamais rattrapés, rien ne semble en mesure de les empêcher de prendre possession du monde, lorsqu'ils l'auront décidé !