
Aujourd'hui, de plus en plus d'espèces sauvages sont menacées d'extinction. Les causes de ces drames sont multiples et complexes. Il y a tout d'abord la dégradation de l'environnement par les activités humaines et la transformation des paysages naturels. Chaque jour, l'homme ouvre de nouvelles routes forestières, coupe, élague les arbres pour dégager des prairies et favoriser l'agriculture, sans se soucier de l'inévitable érosion des sols. A Madagascar, on allume des feux de brousse pour étendre l'espace cultivable. Les prairies sont surpâturées par le bétail ou épuisées par les cultures.
Les polluants se multiplient, agressant les milieux terrestre, aérien et marin et menaçant les êtres, bêtes et plantes, qui y survivent. Déchets, pollution chimique (produits chimiques toxiques), pollution thermique (centrales électriques), pollution biologique (égouts, industries, alimentaire) s'ajoutent au pillage des ressources naturelles, lesquelles ne peuvent pas toujours se régénérer.
L'explosion démographique dans les grandes villes n'est pas faite pour améliorer la situation. En mal d'espaces naturels, les citadins recherchent l'exotisme. On importe donc des espèces sauvages pour en faire des animaux de compagnie, favorisant ainsi le trafic d'espèces exotiques menacées. Puis on s'en lasse et on les abandonne discrètement dans la nature. L'apport d'espèces importées peut dans certains cas provoquer de graves déséquilibres biologiques. En Australie, les chats retournés à l'état sauvage et les renards font concurrence à des espèces endémiques alors menacées de disparition. Si certains mammifères sont importés pour leur compagnie, d'autres le sont pour le profit : pour la chasse aux trophées, pour la fourrure (accélérant la disparition des félins tachetés) ou pour la médecine traditionnelle (le tigre paye un lourd tribut à ces pratiques ancestrales).
Le tourisme possède aussi ses revers. Les bus circulant quotidiennement dans le parc du Masaï-Mara dérangent les rythmes des prédateurs, modifient leurs comportements et perturbent la chasse et la reproduction.
Enfin, les mouvements de plus en plus fréquents de populations favorisent l'apparition de virus, lesquels déciment les grands prédateurs. Importée d'Europe, la maladie de carré a ainsi failli être fatale aux lions du Kenya et de la Tanzanie.
Tandis que l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dresse une liste rouge des espèces menacées, la CITES tente de préserver plus de 5 000 espèces animales, classées par annexes en fonction de l'état de leur conservation et de la menace d'extinction. L'annexe I concerne les espèces menacées dont le commerce est totalement interdit (ex. Le Panda). L'annexe II concerne des espèces un peu moins directement menacées, dont le commerce est autorisé mais nécessite un permis délivré par le Ministère de l'Ecologie. L'annexe III répertorie quant à elle les espèces en danger faisant l'objet d'un commerce mais dont on tente de restreindre l'exploitation et pour lesquelles on met en place des mesures de protection.
L'Indonésie détient le triste record du nombre le plus élevé de mammifères menacés : 135 espèces. Viennent ensuite l'Inde, le Brésil et la Chine. Les espèces insulaires sont les plus exposées au risque d'extinction, car les mammifères sont avant tout menacés par la dégradation de leur milieu de vie. Actuellement, les forêts tropicales, les prairies et les forêts sèches subissent la pression humaine.
La protection des espèces animales et végétales menacées mobilise la communauté internationale. En 1978, trente neuf états dont la France signent la Convention de Washington. La CITES est aujourd'hui en vigueur dans plus de cent quarante pays.
Les carnivores et les grands prédateurs en particulier continuent malgré tout à décliner partout dans le monde. Prenons l'exemple du guépard, pour qui la menace vient de toutes parts. Son environnement est sévèrement ponctionné, l'homme le traque pour sa fourrure. Mais c'est pour ainsi dire le guépard lui-même qui menace le guépard. En effet, sa technique particulière de chasse, très spécialisée et unique parmi les félins, le rend d'autant plus vulnérable aux agressions humaines et à la dégradation de son environnement immédiat. S'il n'est pas protégé de façon draconienne, il est voué à disparaître à court terme.
Une perte irréparable, que la génétique même ne pourra rattraper. Car le patrimoine génétique du guépard, tout comme sa technique de chasse, est unique. Ainsi, s'il vient à s'éteindre, il ne subsistera aucune source à partir de laquelle reconstituer son génotype. Il est donc urgent d'agir et de se battre pour la conservation des derniers guépards, patrimoine animal en danger.
Les rapports entre prédateurs et homme sont donc le plus souvent préjudiciables à l'évolution harmonieuse des premiers. Pourtant, certains grands prédateurs sont parvenus à faire de cette concurrence déloyale avec l'homme une occasion de développer leur adaptation au point parfois de retourner la menace jusqu'à en faire, hélas plus rarement, la clé de leur survie.
Les polluants se multiplient, agressant les milieux terrestre, aérien et marin et menaçant les êtres, bêtes et plantes, qui y survivent. Déchets, pollution chimique (produits chimiques toxiques), pollution thermique (centrales électriques), pollution biologique (égouts, industries, alimentaire) s'ajoutent au pillage des ressources naturelles, lesquelles ne peuvent pas toujours se régénérer.
L'explosion démographique dans les grandes villes n'est pas faite pour améliorer la situation. En mal d'espaces naturels, les citadins recherchent l'exotisme. On importe donc des espèces sauvages pour en faire des animaux de compagnie, favorisant ainsi le trafic d'espèces exotiques menacées. Puis on s'en lasse et on les abandonne discrètement dans la nature. L'apport d'espèces importées peut dans certains cas provoquer de graves déséquilibres biologiques. En Australie, les chats retournés à l'état sauvage et les renards font concurrence à des espèces endémiques alors menacées de disparition. Si certains mammifères sont importés pour leur compagnie, d'autres le sont pour le profit : pour la chasse aux trophées, pour la fourrure (accélérant la disparition des félins tachetés) ou pour la médecine traditionnelle (le tigre paye un lourd tribut à ces pratiques ancestrales).
Le tourisme possède aussi ses revers. Les bus circulant quotidiennement dans le parc du Masaï-Mara dérangent les rythmes des prédateurs, modifient leurs comportements et perturbent la chasse et la reproduction.
Enfin, les mouvements de plus en plus fréquents de populations favorisent l'apparition de virus, lesquels déciment les grands prédateurs. Importée d'Europe, la maladie de carré a ainsi failli être fatale aux lions du Kenya et de la Tanzanie.
Tandis que l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dresse une liste rouge des espèces menacées, la CITES tente de préserver plus de 5 000 espèces animales, classées par annexes en fonction de l'état de leur conservation et de la menace d'extinction. L'annexe I concerne les espèces menacées dont le commerce est totalement interdit (ex. Le Panda). L'annexe II concerne des espèces un peu moins directement menacées, dont le commerce est autorisé mais nécessite un permis délivré par le Ministère de l'Ecologie. L'annexe III répertorie quant à elle les espèces en danger faisant l'objet d'un commerce mais dont on tente de restreindre l'exploitation et pour lesquelles on met en place des mesures de protection.
L'Indonésie détient le triste record du nombre le plus élevé de mammifères menacés : 135 espèces. Viennent ensuite l'Inde, le Brésil et la Chine. Les espèces insulaires sont les plus exposées au risque d'extinction, car les mammifères sont avant tout menacés par la dégradation de leur milieu de vie. Actuellement, les forêts tropicales, les prairies et les forêts sèches subissent la pression humaine.
La protection des espèces animales et végétales menacées mobilise la communauté internationale. En 1978, trente neuf états dont la France signent la Convention de Washington. La CITES est aujourd'hui en vigueur dans plus de cent quarante pays.
Les carnivores et les grands prédateurs en particulier continuent malgré tout à décliner partout dans le monde. Prenons l'exemple du guépard, pour qui la menace vient de toutes parts. Son environnement est sévèrement ponctionné, l'homme le traque pour sa fourrure. Mais c'est pour ainsi dire le guépard lui-même qui menace le guépard. En effet, sa technique particulière de chasse, très spécialisée et unique parmi les félins, le rend d'autant plus vulnérable aux agressions humaines et à la dégradation de son environnement immédiat. S'il n'est pas protégé de façon draconienne, il est voué à disparaître à court terme.
Une perte irréparable, que la génétique même ne pourra rattraper. Car le patrimoine génétique du guépard, tout comme sa technique de chasse, est unique. Ainsi, s'il vient à s'éteindre, il ne subsistera aucune source à partir de laquelle reconstituer son génotype. Il est donc urgent d'agir et de se battre pour la conservation des derniers guépards, patrimoine animal en danger.
Les rapports entre prédateurs et homme sont donc le plus souvent préjudiciables à l'évolution harmonieuse des premiers. Pourtant, certains grands prédateurs sont parvenus à faire de cette concurrence déloyale avec l'homme une occasion de développer leur adaptation au point parfois de retourner la menace jusqu'à en faire, hélas plus rarement, la clé de leur survie.